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 La poisse serait-elle avec moi ? | Xiao A. Min |

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MessageSujet: La poisse serait-elle avec moi ? | Xiao A. Min |   Ven 11 Mai - 22:06

J'étais tranquille, allongée sur l'herbe les yeux clos tout en profitant de la musique qu'émettait mon casque relié à mon lecteur de musique digital qui était fourré dans ma poche.. Oui je dormais même si l'endroit pouvait sembler étrange pour dormir moi j'y arrivais, je pouvais dormir vraiment n'importe où ça ne me dérangeait pas. Un sourire heureux s'afficha sûrement sur mon visage, oui j'étais heureux. Pourquoi le direz-vous ? Et moi je vous dirais, faut-il avoir une raison pour l'être ? Je ne rêvais pas ou plutôt je ne savais pas de quoi je rêvais, étrange non ? Il devait sûrement être bientôt une heure moins le quart. Je n'étais pas allé au réfectoire pour ce midi, je n'avais pas très faim et avec tout ce que j'ai englouti ce matin ça se comprenait. Puis j'étais bien ici depuis plus d'une heure enfin le temps pour me reposer aurait pu être plus long mais je sentis quelque chose d'assez dur atterrir sur mon visage. Je me redressais d'un seul coup la main sur le visage, c'est que ça fait mal en plus. J'avais l'impression d'avoir le nez cassé, passant ma main juste en-dessous je pus constater que je saignais. Ah ben c'est bien ma veine tien. Je cherchais du regard l'objet qui avait réussi à me mettre dans cet état, mon regard balaya tout autour de moi pour finalement laisser mon regard s'arrêter sur un ballon qui roulait comme s'il se défilait avant que je passe mes nerfs dessus. Je me levais d'un seul coup et je me dirigeais vers celui-ci, je me penchais pour l'attraper avec les deux mains alors qu'un garçon plus jeune que moi s'approcha de moi en espérant sûrement que je lui donne son ballon. Il n'aurait pas dû penser cela, je laissais tomber le ballon d'une certaine hauteur pour finalement frapper dedans avec mon pied et l'envoyer plus loin. Le gamin me regarda avec méchanceté et m'insulta en me tirant la langue, je brandissais mon poing en lui disant :

« Tu veux mourir ? »

Le gamin prit la poudre d'escampette, je souriais en le voyant partir en courant pour aller rechercher son ballon. Je touchais avec mon doigt en dessous de mon nez, le sang n'arrêtait pas de couler.

« J'ai mal... »

Je cherchais dans ma poche un mouchoir pour essuyer le sang du mieux que je pouvais tout en penchant ma tête en arrière. Pourquoi ce genre de choses n'arrivait qu'à moi ? Je porte la poisse ou quoi. Ah ces gosses je les reteins, finalement au bout de quelques minutes, je ne saignais plus, mais la douleur était toujours présente. J'étais sûr qu'il est cassé. Alors que je cherchais le jeune garçon des yeux au loin, j'aperçus Min, un sourire béat s'affichait sur mes lèvres, je ne pris même pas la peine de réfléchir et je courais dans sa direction. Une fois proche d'elle, je ralentis la course pour arriver vers elle en la saluant correctement.

« Salut Min. »

J'avais vraiment un grand sourire affiché sur mes lèvres, je souriais vraiment à pleine dents heureux de la voir. Comme tous les jours, elle était naturellement jolie et ça ne me laissait pas indifférent. À chaque fois que je la voyais je pensais à notre passé lorsqu'on était petit et qu'on disait qu'on était marié. Des bons moments qui malheureusement ne sont plus d'actualité, on a grandi et ces jeux d'enfants sont bien lointain malheureusement.

« Tu va bien ? »

Il était normal pour moi de demander comment elle allait, je préférais qu'elle aille bien que mal. J'attendis patiemment sa réponse.
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MessageSujet: Re: La poisse serait-elle avec moi ? | Xiao A. Min |   Sam 12 Mai - 12:46

    « Beurk! » Interjection exprimant le dégoût. Mais pourquoi cette onomatopée était - elle sortit de ma bouche ? Tout simplement parce que se trouvait dans mon assiette une blattaria immonde, ou plus communément appelé cafard, qui avait élu domicile dans mon riz qui lui servait de matelas moelleux. Décidemment cette cantine ne servira jamais de bons repas, et même si les insectes sont bourrés de protéines, je ne suis pas prête d’en manger de si tôt. Ni une ni deux je balançais cette pièce de vaisselle en plastique rayée à l’autre bout de la pièce, ne faisant pas attention sur qui elle allait atterrir. Qui que ce soit il n’osera pas m’approcher dû à ma forte réputation, j’étais en quelque sorte la sorcière qu’il ne fallait pas provoquer sous peine de se retrouver calciné, on me prenait avec des pincettes, et j’étais plutôt contente de cette crainte qui pouvait aisément se lire dans leurs regards. Mon repas gâché, le ventre vide, je quittais tranquillement le réfectoire en fixant l’horizon d’un air déterminé qui fit reculer toutes personnes se trouvant sur mon chemin. Je n’avais plus rien à faire, et il était hors de question que je retourne dans ce trou à rats. Le soleil brillait dehors, alors pourquoi ne pas en profiter un peu ? Mes pas me menèrent naturellement à l’extérieur, dans la grande cour de l’orphelinat, alors que j’observais une à une les personnes présentent et leurs activités. Retourner dans ma chambre serait un suicide. Un soupire s’échappait d’entre mes lèvres, tandis que je replaçais une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Cette vie monotone allait finir par me tuer, ok le fait d’avoir un pouvoir est cool mais cette obligation de le garder secret alors que je pourrais accomplir de grande chose comme devenir la première femme chef d’une Triade. Quoi ? Je suis folle et alors ? Tel était mon but depuis cette fameuse nuit, détruire ce foutu orphelinat et ce même si je devais y laisser ma vie.

    Plongée dans mes pensées, une voix lointaine me ramena brutalement sur Terre. Je tournais automatiquement la tête dans sa direction avant de voir une tignasse blonde courir vers moi. J’haussais légèrement un sourcil, puis reconnu Ji Hwan, un sourire bête collé sur son visage. Décidemment celui - là se trouvait partout où j’allais, comment m’en débarrasser ? Sous prétexte qu’enfant on s’entendait à merveille cela lui donnait le droit de me draguer comme ce n’était pas permit ? Bon d’accord il avait un joli minois puis nous étions marié avant … j’avais toujours sa bague HK qu’il avait acheté dans un distributeur de jouets du quartier, mais ça personne ne le savait, après tout je me devais d’entretenir ma petite réputation de princesse de glace. Un second soupire se fit entendre tandis que le jeune était enfin à ma hauteur. Mon visage affichait une expression neutre comme d’habitude. « Salut Min. » Je baissais brièvement la tête pour le saluer à mon tour, être méchant ne voulait pas dire que j’étais dénuée de toute politesse. Mon regard se posa aussitôt sur son nez anormalement rouge où séchait du sang. Je penchais la tête sur le côté en tordant mes lèvres dans une petite moue puis m’approcha de lui, pour toucher du bout du doigts cette partie de son corps tout en répondant à sa question. « J’ai connu mieux. Mais toi apparemment tu t’en es pris une belle. Qu’est - ce que tu as encore fait ? Tu veux que je t’accompagne à l’infirmerie ? » Après toute ces années je pouvais me permettre d’être proche de lui. De ce fait je lui pris son mouchoir pour le mouiller avec ma salive, ok c’est dégueulasse, pour nettoyer le sang qui me gênait. J’esquissais un faible sourire. Mine de rien même si je ne le supportais pas, ce petit mec était l’un des seuls qui ne me craignait pas. « Pardon pour la mauvaise haleine, je n’ai plus de tic tac. » .
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MessageSujet: Re: La poisse serait-elle avec moi ? | Xiao A. Min |   Mer 16 Mai - 15:39

Elle ne me salua pas par la parole simplement en inclinant la tête poliment, je gardai toujours ce même sourire afficher sur mes lèvres, j'étais vraiment content de la voir. Elle tournait la tête en faisant une grimace assez étrange mais qui la rendait vraiment mignonne qu'on aurait bien envie de lui tirer ses deux belles joues. Elle avança vers moi, je la regardai d'une façon interrogateur avant de comprendre ce qu'elle allait faire, elle alla poser délicatement le bout de ses doigts juste en-dessous de mon nez ce qui me fit cligner plusieurs fois des yeux. Elle me dit :

« J’ai connu mieux. Mais toi apparemment tu t’en es pris une belle. Qu’est - ce que tu as encore fait ? Tu veux que je t’accompagne à l’infirmerie ? »

Oups... Finalement, je n'avais pas réussi à tout essuyer. La demoiselle l'avait remarqué malheureusement, je souriais bêtement en me grattant la joue avec l'index de ma main droite, les yeux fermés. Qu'est-ce que j'avais fait ? Bonne question absolument rien de grave à part dormir sur le gazon et me prendre un ballon en pleine face.

« J'ai rien fait... J'ai juste eu la chance de me prendre un ballon en pleine poire. Eh non c'est bon, pas besoin de m'emmener à l'infirmerie, je suis solide héhé. »

Je lui montrais le biceps de mon bras gauche, bon j'avoue je me la jouais en ce moment, mais que voulez-vous j'aimais bien être comme ça de temps en temps. Je n'avais guère envie d'aller à l'infirmerie surtout que me connaissant à peine le nez mis là-bas, je serais déjà sorti très vite de ces lieux dont je ne supportais pas l'odeur. On ne pouvait pas vraiment dire que l'odeur était la même que celle d'un hôpital, mais je pense qu'il utilisait les mêmes produits ménagers dont l'odeur nous filait des frissons. Alors que j'avais les yeux fermés, je sentis quelque chose de légèrement mouillés se frotter sous mon nez. Ouvrant donc les paupières complètement pour que je puisse voir ce qu'il se passait, Min nettoyait le sang séché avec un mouchoir humide. Mais avec quoi elle avait mouillé ?

« Pardon pour la mauvaise haleine, je n’ai plus de tic tac. » .

La mauvaise haleine ?... Bon le temps que mon cerveau se met en marche, je serais de quoi elle me parle une heure plus tard. Je laissais donc faire celle-ci en la regardant toujours de cette même façon, je me revoyais comme quand nous étions petits. Dans cette période là, je ne me rappelais pas que la charmante demoiselle était crainte des autres, du moins je ne m'en souvenais plus. Moi je n'avais pas peur d'elle, d'ailleurs de quoi pouvais-je bien avoir peur, cet orphelinat était déjà les portes vers l'enfer et on ne pouvait pas en y échapper comme on le voulait. De nombreuse tentative de fugue de mes amis se sont produites et pourtant, je le revoyais toujours après leur fugue... Mais comment l'orphelinat arrivait à nous retrouver ? Comme quoi on ne pouvait pas leur échapper. Je n'avais plus peur de rien, sauf peut-être des araignées, des serpents. Si je vois une quelconque bestioles de ce genre, vous êtes sûr que je prends mes jambes à mon cou. Enfin bref, je revoyais l'image de la petite fille de mon enfance qu'était Min.

« Tu es toujours aussi jolie. »

Les paroles étaient venues toutes seules de ma bouche, d'une voix douce je ne mettais même pas rendu compte de ce que je venais vraiment de lui dire, c'était venu tout seul. À chaque fois que je la voyais, je l'imaginais encore à cette époque. Une époque lointaine qui était un des bons souvenirs de cet enfer. Je regardais furtivement ma montre pour en observer l'heure et je lui demandais comme si de rien n'était :

« Tu as déjà mangé ? »

Il était normal que je demande ça, car après tout j'étais tout de même assez proche de Min pour lui demander et pas seulement parce que la demoiselle était une fille, si cela avait été quelqu'un d'autre comme mon très cher Dawn j'aurais fait pareil.
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MessageSujet: Re: La poisse serait-elle avec moi ? | Xiao A. Min |   Jeu 17 Mai - 22:38

    Malgré son caractère que j’avais du mal à supporter, je devais admettre que son côté mignon me faisait craquer au fond, mais il était hors de questions de lui montrer, ce serait admettre que j’ai une once d’humanité alors que j’essayais de prouver le contraire pour me permettre de survivre en ces lieux remplient d’ondes négative, où flotte l’amer odeur de la mort. Je ne préférais pas tisser de lien trop fort de peur de perdre ces amis à qui je donnais ma confiance, une fois. Une unique fois mais pas deux. Je ne désirais pas revivre ce moment douloureux où on se rendait compte de notre solitude, suite à la perte brutale d’un être cher. Mais cette petite tête blonde me faisait sourire malgré moi. Il a été le seul à pouvoir m’approcher dès mon arrivée à l’orphelinat, en même temps je commençais à en avoir marre de le voir courir sans cesse derrière moi, et j’ai craqué. Je ne le regrettais pas, mais maintenant je tentais d’estomper ce lien fort d’enfance, il va se passer de grandes choses ici, je le sentais, et beaucoup de monde allait souffrir, c’était écrit en ces murs. Cependant ses yeux de chiot battu me faisaient fondre, et je ne pu m’empêcher de jouer en quelque sorte la maman en lui demande pourquoi une tâche gâchait sa peau immaculée. « J'ai rien fait... J'ai juste eu la chance de me prendre un ballon en pleine poire. Eh non c'est bon, pas besoin de m'emmener à l'infirmerie, je suis solide héhé. » Un léger rictus se dessinait sur mes lèvres tandis que je le regardais gonfler naïvement son biceps … si ça pouvait faire la même chose avec son cerveau. Décidemment les piques fusaient dans ma tête à son égard, mais qui aime bien châtie bien, et il faut dire qu’au jour d’aujourd’hui je ne pourrais plus me passer de Ji Hwan, même si je peux vous dire le contraire d’ici cinq minutes. C’était donc tout naturellement, comme une maman, que je m’étais mise à lui nettoyer le nez. Limite j’avais envie d’aller voir l’abrutit qui avait fait ça pour lui montrer ma façon de penser. Mais j’avais déjà une réputation sombre, et loin de là l’envie de me faire passer pour le Diable en personne, quand même. Ce petit geste anodin, amicale, tendre, suffit à me plonger dans un passé assez loin … Un soleil couchant, une légère brise qui faisait voler les feuilles morte. C’était le début de l’automne, je jouais toute seule dans un coin de la cours avec ma peluche fétiche avant de voir un jeune garçon courir vers moi, le sourire aux lèvres alors qu’il hurlait mon nom. Mais sa course se stoppait nette suite à un obstacle rocailleux … Du sang, et une petite fille avec son mouchoir qui l’essuyait en souriant au petit garçon pour le rassurer et arrêter ses larmes. Ce petit garçon était Ji Hwan, et voilà que l’on faisait un remake de cette scène en quelque sorte quelques années plus tard. « Tu es toujours aussi jolie. » Je stoppais ma main, m’immobilisant soudainement suite à ses mots qui se mirent à résonner dans ma tête. Ce n’étais pas la première fois qu’il me le disait, mais cela me faisait toujours le même effet. Une vague de chaleur me submergeait, la paume de mes mains me brûlaient tandis que mes joues prenaient un teint rosé. Je baissais aussitôt la tête pour masquer cette réaction idiote de ma part.

    Par chance, il n’avait pas dû y faire attention puisque il me posait une question. À la simple prononciation du verbe, mon estomac fit un tintamarre sans nom. Un soupire s’échappait d’entre ses lèvres avant de relever la tête pour pouvoir le regarder, ayant retrouvé mon expression impassible. «  Non … Mais le menu de la cantine ne me donne pas envie d’y mettre les pieds, purée de cafards. On peut aller grignoter quelques trucs dans ma chambre si tu veux ? J’ai fais des provisions. » & sans attendre sa réponse, je n’en avais pas besoins, je savais qu’il me suivrait, je marchais en direction de l’imposant immeuble qui abritait la petite pièce qui me servait de chambre. Un couloir froid, des escaliers en marbres où résonnait le bruit de nos pas, puis une porte grise, sans vie qui cachait derrière elle une chambre avec, en guise de papier peint, quelques posters de modes, un bureau parfaitement rangé et un lit presque chaleureux qui contrastait avec la pièce. Je me baissais pour soulever la couette, et tirer une valises, assez lourde avant de l’ouvrir après avoir composé le code de mon cadenas, pour révéler un véritable arsenal de barres de céréales, bonbons, ou bien sachets de nouilles instantanées. «  Prends ce qui te plaît.  » Mon choix se portait sur un petit paquet de chips au barbecue, que j’ouvrais avec une certaine hargne avant d’en prendre une poignée pour la fourrer dans ma bouche. J’avais toujours les yeux fixés sur ma valise, par conséquent, je n’avais toujours pas vu si le petit blondinet m’avait ou non suivit, étant trop concentré sur mon parcours pour me retourner et vérifier. «  Ji Hwan ? Tu n’as pas intérêt à te moquer de ma décoration. » .
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MessageSujet: Re: La poisse serait-elle avec moi ? | Xiao A. Min |   Dim 20 Mai - 8:33

Alors que je lui demandais si elle avait mangé, son ventre fit du bruit ce qui me fit esquisser un sourire et un petit rire s'échappa d'entre mes lèvres. Eh ben je n'avais pas forcément besoin de réponse de la part de Min, son estomac venait de parler pour elle d'une façon très élégante en plus. Elle relevait son visage pour garder ce visage qui semblait ne rien exprimer, complètement impassible, c'était vraiment dommage de ne pas voir une autre expression que celle-ci sur son visage.

« Non … Mais le menu de la cantine ne me donne pas envie d’y mettre les pieds, purée de cafards. On peut aller grignoter quelques trucs dans ma chambre si tu veux ? J’ai fais des provisions. »

Purée de cafards... Ah oui je vois le genre, rien qu'en entendant ceci j'avais une soudaine envie de vomir et ben j'avais bien eu raison de ne pas y mettre les pieds. De plus je n'avais pas forcément un grand appétit aujourd'hui et puis sans manger je pouvais tenir maximum la journée je pense sans péter un câble. Min me proposa d'aller dans sa chambre pour grignoter quelque chose. Elle avait donc fait des provisions... Hahaha ! Pas mauvaise idée du tout surtout si finalement la qualité des repas qu'on nous sert est vraiment en dessous de la moyenne rien qu'en hygiène on était vraiment au plus bas. Autant nous mettre tous les soirs des ramen instantanée c'est pareil et peut-être même encore meilleur que leur repas "cuisiné". Alors que j'allais lui donner une réponse positive, la demoiselle prit déjà bien vite le pas devant moi, je restais un moment-là sur place pour lâcher un long soupir. Je me mis donc à courir pour rattraper la distance qui nous séparait tout en restant silencieux pendant tout le trajet jusqu'à sa chambre. Tien en parlant des chambres, on n'était vraiment pas gâté pour des orphelins, j'étais vraiment loin du luxe que j'avais connus lorsque mes parents étaient encore en vie. Pour moi ma chambre ressemblait à une vraie prison, un papier peint trop vieux à mon goût, un plafond toujours plein de toile d'araignée à chaque quoi de la pièce. Je crois qu'un jour, j'allais arracher tout ce papier peint et refaire ma chambre moi-même, mais avant tout il fallait que je gagne des sous et là ce n'est pas gagné. Je peux vous dire que je déprime tous les jours de voir mon porte monnaie à sec et dire j'ai été riche, il y a de quoi de déprimer. Alors que c'était la première fois pour moi depuis mon arrivée ici que j'étais venu dans la chambre de Min où alors peut-être que j'y étais déjà allé une fois petit, mais je n'en avais aucun souvenir. J'hésitais à rentrer dans ce lieu qui était tout de même son nid, mais je finis tout de même à y mettre un pied, puis deux et j'avançais enfin tout en regardant autour de moi. Sa chambre était vraiment bien rangée, en y pensant la mienne était le parfait contraire de la sienne et oui je l'avoue je ne suis pas du tout maniaque, je suis un peu désordonné... Bon okay beaucoup désordonné. Elle sortit une valise et elle composa le code de son cadenas, je mis ma main devant la bouche pour essayer de me retenir de rire alors qu'une fois ouverte, elle me proposa :

« Prends ce qui te plaît. »

Je restais un moment-là à observer sa chambre alors qu'elle me fit.

« Ji Hwan ? Tu n’as pas intérêt à te moquer de ma décoration. »
« Pourquoi, je me moquerais-je ? Ta chambre est vraiment bien rangée. Pas comme la mienne d'ailleurs... »

Je finis par m'accroupir pour regarder tout le contenue de la valise et je sifflais doucement avant de lui dire d'une façon amusée.

« Fiouuu... C'est la caverne d'Ali Baba dit moi. Je comprend pourquoi tu mets un cadenas. »

Bien sûr je me moquais un peu d'elle, mais pas d'une façon méchante surtout que je ne voulais pas attiser sa colère, car mine de rien une femme ça peut être vraiment dangereuse. Je me frottais le menton en restant devant tout ce tas de nourriture, je ne savais vraiment pas quoi prendre. Je fermais les yeux et je bougeais ma main en l'air en la tournant tout dans les sens au-dessus de ces provisions pour la laisser descendre d'un coup et choper quelque chose au passage. J'ouvris les yeux et je remarquais que j'avais pris un sachet de nouille instantané, je souris. Les nouilles étaient encore sous leur forme plus solide mais c'était aussi délicieux quand cela croquait sous la dent, je l'ouvris doucement en faisant attention à ne pas en mettre partout.



[Je change de couleur car c'est pas super lisible et ça fait un peu mal au yeux :3]
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MessageSujet: Re: La poisse serait-elle avec moi ? | Xiao A. Min |   Sam 30 Juin - 23:12

    Je prenais soins de mes affaires, encore plus lorsque cela assurait ma survie. Il faut vivre dans un orphelinat pour comprendre, quand on est petit on se fait constamment embêter par les grands qui prennent notre plateau pour nous empêcher de manger. Donc on pouvait dire que ma petite caverne d’Ali Baba comme le disait si bien Ji Hwan était une sorte de revanche. Tandis que les pommes de terre croquante explosaient contre mes dents, je me tournais enfin pour le regarder, et sans savoir pourquoi, un sourire se dessinait sur mes lèvres. Le paquet qu’il avait entre les mains attira mon attention, penchant la tête sur le côté pour essayer de comprendre comment il pouvait manger ça cru. Personnellement mon estomac ne le supportait pas. J’haussais un sourcil en le voyant ouvrir son sachet comme si il s’agissait de la chose la plus précieuse au monde. Tss. Cela devrait être moi au lieu de bloc de nouilles instantanées.

    Sans un mot et d’un geste assez vif sans le vouloir, je lui arrachais son bien des mains pour me lever, fouillant dans une autre valise pour en sortir une toute petite casserole en fonte, mais assez grande pour accueillir les pâtes. Après avoir coupé le tas en deux je les mis donc dedans, avant d’attraper ma bouteille d’eau pour en verser puis sortit mon zippo de ma poche, pour en faire jaillir une flamme que je prit instantanément dans ma main. Elle ne s’éteignait pas et gagnait au contraire en intensité une fois dans ma paume. Je tint par la suite la casserole par-dessous, de mes deux mains. Je me concentrais dessus, faisant abstraction de tout ce qui m’entourais, avant de sentir une violente flamme réchauffer mon corps, et ainsi faire bouillir l’eau. Il était hors de question qu’il s’abîme l’estomac. Laissant donc les pâtes cuire, je tournais derechef la tête dans la direction du jeune homme pour le fixer en faisant une légère moue à peine voyante. « Tu peux me demander, je ne mords pas. Et puis ça faisait un moment que je ne m’étais pas exercé. » Mensonge. Je brûlais un objet ou autre au moins une foi par jour pour ne pas perdre la main, mais il n’avait pas à savoir mes habitudes, il m’espionnait déjà bien assez. Les yeux rivés sur les pâtes en train de cuire, je surveillais attentivement la cuisson. L’eau entra en ébullition et je posais la casserole sur un petit plateau métallique qui trainait par là, pour attraper des baguettes et mélanger le tout. « J’espère que tu aimeras, personnellement je préfères les autres, mais chacun ses goûts. » Je me concentrais sur ma tâche avant de finalement arrêter pour laisser reposer, et mes yeux se posèrent une énième fois sur le jeune homme. Je l’observais en silence, et je me surpris à détailler les moindres parties de son visage. Reprenant mes esprits, je secouais discrètement la tête avant de récupérer mon paquet de chips pour le terminer enfin, en silence. Mon côté sauvage avait reprit le dessus, j’avais largement dépassé mon quota de paroles pour aujourd’hui, alors j’attendais patiemment qu’il veuille bien poursuivre la conversation. Qu’est-ce que tu peux être d’un compliqué Aelan ! Une vraie tigresse. Ma gorge se serra, le sel commençait à faire son effet, je pris donc ma bouteille d’eau pour en boire une longue, très longue gorgée, mais une partie coula de mes lèvres pour glisser jusqu’à ma poitrine et mon tee-shirt blanc qui ne le resta pas longtemps.


HJ : Damn ! Je te jure que je pensais que j'avais posté mais apparemment non, foutu cerveau vieillissant ! C'est vraiment court, mais promis je me rattrape à la prochaine réponse, et tu peux me punir comme tu veux pour le temps que j'ai mis éè
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